Pourquoi le deuil animalier est-il encore tabou ?

Lorsque nous avons des animaux de compagnie, nous les considérons comme des membres à part entière de la famille. Ainsi, lorsque ces compagnons à quatre pattes nous quittent, le deuil est loin d’être facile. Pourtant le deuil animalier reste tabou. Dans cet article, nous allons plonger dans les méandres des émotions humaines face à la perte d’un animal et explorer les impacts du deuil animalier dans la société.

Une relation unique entre l’homme et l’animal

Pour beaucoup d’entre nous, un animal de compagnie n’est pas simplement un animal. Il s’agit d’un confident, d’un compagnon de jeux et bien sûr d’un soutien inconditionnel. Les animaux apportent une joie immense dans nos vies, mais ils nous apprennent également des leçons précieuses sur l’amour, la loyauté et la perte. Quand un animal meurt, il ne s’agit pas seulement d’une perte physique, mais d’un véritable chagrin.

Les liens tissés avec nos animaux de compagnie demeurent profonds et sincères. Ils nous écoutent sans jugement, nous réconfortent lorsque nous sommes tristes, et nous font rire avec leurs petites manies. Ces interactions créent un attachement émotionnel puissant, et lorsque cet être cher nous quitte, le vide laissé peut être dévastateur. Pourtant, dans notre culture, il est souvent plus acceptable de pleurer un être humain qu’un animal. Cette dichotomie soulève des questions sur la manière dont nous percevons la valeur des vies animales par rapport aux vies humaines.

Les impacts du deuil animalier dans la société

Le chagrin lié à la perte d’un animal de compagnie est souvent entouré de non-dits. Dans de nombreuses cultures, la perte d’un animal n’est pas prise au sérieux. Les gens se voient souvent dire des phrases comme « Ce n’était qu’un chien » ou « Tu peux en adopter un autre ». Ces remarques, bien qu’elles puissent être faites avec de bonnes intentions, minimisent la douleur ressentie par ceux qui pleurent un compagnon perdu.

Cette stigmatisation peut amène les propriétaires en deuil à cacher leur douleur, à se sentir honteuses de leurs sentiments. L’isolement intensifie le sentiment de perte et rend le processus de deuil encore plus difficile. En effet, le manque de reconnaissance de la douleur liée à la perte d’un animal mène à des émotions vives et douloureuses.

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Les impacts du deuil animalier dans la société : il y a un vrai travail !

Le deuil animalier a des répercussions au delà de la sphère personnelle. Lorsque des individus souffrent de la perte de leur animal sans soutien, cela joue leur bien-être général et leur capacité à fonctionner dans la société. Le deuil d’un animal provoque des troubles du sommeil, de l’appétit et des relations avec autrui. Cela soulève des questions importantes sur la manière dont nous, en tant que société, abordons le deuil animalier.

Le chagrin d’un être cher à 4 pattes (ou à 2 pattes!) mérite d’être validé, compris, digéré et accepté. A ce titre, les professionnels de la santé mentale peuvent jouer un rôle essentiel dans ce processus. En effet, parfois, la douleur est si intense, qu’elle se doit d’être partagée. Ici, je ne peux que vous conseiller la libération émotionnelle. En effet, grâce à une séance TEDMI© (technique d’effacement des mémoires émotionnelles inconscientes), vous êtes soulagée, apaisée, comprise et accompagnée.

En séance, il m’est arrivée de recevoir des personnes en manque de repères ou mal dans leur peau, et qu’est-ce que l’on remonte à la surface ? Cette perte non réalisée pleinement lors de l’enfance ou de l’adolescence arrive sans crier gare, comme un cheveu sur la soupe. Il est important de ne pas minimiser les perceptions quel que soit la situation, l’âge ou le rapport à l’animal.

Ce épreuve, souvent considérée comme anodine par l’entourage, peut pourtant laisser une empreinte profonde dans l’inconscient. L’enfant, ne sachant pas toujours exprimer sa douleur ou n’ayant pas été accompagné dans cette perte, enfouit ses émotions. Avec le temps, ces blessures non traitées peuvent ressurgir sous forme de peurs inexpliquées, d’anxiété, voire d’un sentiment diffus d’abandon.

Lors d’un échange avec une cliente, lorsque ce souvenir difficile refait surface grâce à l’inconscient, la personne ressent une vague d’émotions inattendues : tristesse, colère, culpabilité, angoisse… Ces sensations n’avaient jamais été véritablement accueillies. Prendre le temps de revisiter ce moment avec douceur et bienveillance permet alors de libérer un poids resté en suspens et de restaurer une part de soi, trop longtemps mise de côté.

Ce n’était pas seulement un compagnon, il s’agissait d’une présence réconfortante, d’un lien unique, d’un membre de la famille.

Changer notre perception

La première étape pour changer cette perception est d’éduquer notre entourage sur les impacts du deuil animalier dans la société. Parler ouvertement de notre tristesse, partager nos histoires et nos souvenirs crée une culture de compréhension et d’empathie. Le tabou devient une conversation ouverte sur la perte et le chagrin.

Les différentes phases

Le deuil animalier, tout comme le deuil humain, traverse plusieurs phases variables. Il est essentiel de reconnaître et de valider ces émotions pour avancer vers la guérison.

  • Le choc et le déni

Lorsqu’un animal de compagnie décède, il est fréquent de ressentir un choc initial, une incapacité à croire la réalité de cette perte. Le déni s’installe, amenant certaines personnes à croire que leur animal reviendra ou qu’il s’agit d’un malentendu. Cette phase de choc est naturelle et dure de quelques jours à plusieurs semaines.

  • La colère et la culpabilité

Puis, la colère arrive. La culpabilité est également une émotion courante, où l’on se demande si l’on aurait pu faire quelque chose de différent. Ces sentiments sont des étapes normales du processus de deuil.

  • La tristesse

Dans les phases suivantes, la tristesse gagne du terrain, et certains perçoivent une profonde tristesse.

Comment contribuer à une société plus empathique ?

Parler ouvertement de la perte d’un compagnon et partager des histoires personnelles éduque notre entourage sur l’importance de cette expérience. Organiser des discussions, des ateliers ou des événements autour de ce sujet sensibilise les gens aux émotions associées à la perte d’un animal.

De même, encourager les rituels de deuil, comme des cérémonies commémoratives ou des moments de souvenir, honore la mémoire de nos animaux disparus. Ces pratiques permettent de reconnaître la douleur et de trouver un chemin vers le mieux-être.

Conclusion : les impacts du deuil animalier dans la société

Le deuil d’un être cher à 4 pattes est un sujet réel, il mérite notre attention. A ce titre, nous devons ouvrir le dialogue et reconnaître la profondeur de la douleur. À travers l’éducation, la sensibilisation et le soutien, nous contribuons à une culture plus empathique, où le chagrin des animaux est validé et respecté. En honorant la mémoire de nos fidèles amis, nous apprenons également à apprécier davantage nos relations avec tous les êtres vivants. Ensemble, nous brisons le tabou et offrons un espace de réconfort concret et sincère.

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Cécile
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